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Message du Président
Mesdames, Messieurs,
Nous vous avons réunis en Assemblée Générale
pour vous rendre compte de l’activité et de l’évolution
de votre société au cours de l’année 2003.
Nous nous proposons de soumettre à votre approbation le compte
de résultat et le bilan arrêté au 31 décembre
2003, et de procéder au renouvellement à leur échéance
des mandats de quatre administrateurs.
L’année 2003, a vu le changement de nom de votre société,
passant de Elf Gabon à la nouvelle dénomination de Total
Gabon, et pour moi l’honneur d’être porté en
septembre dernier à la présidence du Conseil d’Administration
de votre société. Production
En matière de production, votre société a connu
en 2003 une stabilisation de la production opérée qui a
atteint 38 millions de barils. La part de production revenant à Total
Gabon s’est établie, quant à elle, à 26,6
millions de barils, à comparer à 28,8 millions de barils
en 2002 ; cette baisse est due principalement au renouvellement de plusieurs
permis passés le 1er janvier 2003 du régime de convention
au nouveau régime de partage de production avec l’Etat.
Domaine minier
Avec une superficie de 12 732 km2 au 31 décembre
2003, le domaine minier de Total Gabon est resté stable d’une
année
sur l’autre. Les faits marquants en 2003 concernent le renouvellement
par anticipation, en avril, du permis de Rabi opéré par
Shell sous régime de Contrat d’Exploitation et de Partage
de Production (CEPP), pour une durée de 10 ans à compter
du 1er
janvier 2003 avec deux renouvellements possibles de 5 ans chacun, assorti
de conditions contractuelles permettant d’envisager le développement
complet de la phase III.
Les permis Baudroie Marine (G5-26) et Mérou-Sardine (G5-27) sont
passés également au 1er janvier 2003 sous le régime
d’un Contrat de Partage de Production (signé en juin 2002).
Notre intérêt dans le permis M’boga (champ Mboumba)
est passé de 75 % à 100 % à la suite de l’achat
de la participation restante de la République gabonaise (soit
25 %).
Réalisations
techniques
Les investissements d’exploration ont consisté en des lignes
sismiques 2D sur le permis Olonga Marin et en un puits foré sur
une structure à l’est du champ d’Atora qui s’est
révélé négatif. Outre les travaux sur ces
deux blocs, les équipes géosciences de Total Gabon ont
poursuivi leurs travaux à caractère appréciatif
(retraitement sismique, modèle géologique, « drain
appréciatif » lors des forages de développement)
dans le cadre du Plan de Valorisation des Ressources.
Conformément aux règles comptables en vigueur, ces travaux
ne figurent pas dans le budget d’exploration, mais dans celui de
développement.
Les investissements de développement ont à nouveau
fortement augmenté en 2003, d’environ 66 % par rapport à l’année
précédente ; ils ont, comme en 2002, concerné trois
domaines principaux : l’identification de réserves additionnelles
sur les champs matures opérés, le développement
de la phase III de Rabi Kounga opéré par Shell Gabon, la
sécurité et la protection de l’environnement avec
des projets visant à l’amélioration de la qualité des
eaux de rejet et à la récupération des gaz brûlés
au voisinage de l’île Mandji.
Ressources humaines
La campagne sélective de recrutement lancée en 2002 par
votre société s’est poursuivie. Les recrutements
visent à accompagner les efforts de développement des réserves
additionnelles sur les champs matures et à procéder au
rajeunissement des équipes. L’activité formation,
enfin, est restée soutenue, l’effort portant principalement
sur les métiers pétroliers et sur les aspects sécurité et
environnement.
Finances
Le Chiffre d’Affaires 2003 a progressé de 14 % par rapport à 2002.
Les prix du brut gabonais se sont encore appréciés, compte
tenu de la forte amélioration du prix du Brent passant d’un
prix moyen par baril de 25,02 dollars US en 2002 à 28,83 dollars
US en 2003, soit de plus de 15 %. L’évolution des différentiels
a cependant été contrastée selon la qualité,
en s’améliorant nettement pour Rabi et en se détériorant
pour Mandji. Les conditions contractuelles et fiscales des permis Baudroie
Mérou Sardine et Rabi-Kounga ont, par ailleurs, changé :
ces permis étaient préalablement régis par la Convention
d’Etablissement et son régime fiscal ; à partir du
1er janvier 2003, le nouveau régime des Contrats d’Exploration
et de Partage de Production a substitué, au paiement de l’impôt
sur les sociétés, le transfert à la République
gabonaise d’une partie de la production (« Profit Oil »).
Ce changement n’affecte pas négativement le résultat
de votre société. Les charges comptabilisées en
dollars US ont augmenté pour deux raisons essentielles : du fait,
d’une part, de notre plan d’action pour renouveler nos réserves
et fiabiliser nos installations et d’autre part, en raison de la
baisse du dollar, se traduisant corrélativement par une hausse
de l’euro et du franc CFA qui lui est lié, monnaie de compte
et de paiement d’une grande partie de nos dépenses. Le résultat
net de Total Gabon en 2003 a fortement progressé et s’élève à 195,7
millions de dollars US, contre 141,1 millions de dollars US en 2002.
Jean PRIVEY
Président du Conseil d’Administration
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